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| | Romeo & Juliette again? ft. Jameson | |
| | Auteur | Message |
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Eleonor S. Carwell Admin

Messages: 191 Date d'inscription: 22/08/2009 Age: 19
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 | Sujet: Romeo & Juliette again? ft. Jameson Mer 26 Aoû - 21:31 | |
| Rien que revenir ici, cela me met énormément de souvenirs en tête... Je n'arrive pas à croire que je commence à avoir une certaine autonomie de ma petite vie, après tout, j'ai bien claqué la porte de la résidence familiale. Cela avait été une grosse bouffée d'adrénaline. Je me rappellerais toujours de la tête de ma mère, choqué de voir sa fille parler comme une dévergondée et de prendre la fuite au lieu de devenir une bimbo comme elle... Sans déconner, je ne me voyais pas finir ma vie blonde platine a vouloir être sauter par tout ce qui bougent... Beuh... Moi j'aurais voulu être une musicienne, non connu, sincèrement j'ai bien vu ce que la célébrité faisait comme lavage de cerveaux aux gens... Ainsi je préférais être musicienne de bar, sauf que cela ne se passera jamais. Quand ma mère avait fracassé ma guitare, je m'étais dite que la musique n'était sans doute pas fait pour une personne comme moi... Puis fallait dire, que cette dernière avait été forte pour me mettre en tête que ce don ne devait pas m'atteindre... Maintenant j'étais plus penchée sur la cuisine, j'adorais cela faire des petits plats, et sans vouloir me vanter je me débrouillais assez bien. Au fond de moi je remerciais ma nourrice qui était à présent au ciel, elle avait du me donner cette envie... Elle devait être contente que je ne finisse pas comme ma mère. J'en souriais rien qu'en repensant quand elle parlait de ma mère, toujours à dire qu'elle finirait d'être par un mutant avec toute cette chirurgie esthétique et que moi j'avais un beau visage qu'il ne faudrait pas gâcher par un scalpel...
Sauf que quand je marchais présentement dans les rues de Pensacola, j'avais un souvenir bien précis en tête. Une rencontre, un visage d'ange et un sourire craquant... Rien que d'y penser j'avais une boule à l'estomac qui c'était crée. La séparation avait été une douleur déchirure et je m'en étais mal remise, malgré qu'on avait dit qu'on restait meilleurs amis... Je devais me contenter de cela c'était véridique. Je n'aurais jamais du rentrer en Californie deux ans plus tôt, sans doute auront nous été toujours ensemble, ou alors, je n'aurais jamais du lui montrer que j'étais une héritière ou gosse de riches... On venait de différents milieux et par moment cela se ressentait. J'avais été une belle idiote de tomber amoureuse de lui, de croire en quelque chose qui ne se passera jamais... C'était lui qui avait pris l'initiative de tout arrêter, mais je n'avais pas verser une seule larme, du moins pas devant Jameson. Rien, juste un torrent de larmes à Los Angeles à mon retour. Le pire était qu'en ma mère m'a dit que c'était une honte que je parle à ce genre de personne... Je préférais alors parler à ce ''genre de personne'' qu'à ma mère elle même qui était plus la honte qu'elle déclarait.
Je m'arrêtais un moment, levant mon visage vers le ciel d'un bleu parfait, plissant les yeux derrière mes lunettes de soleil. J'avais réussi à échapper un peu à mon cousin, je ne me voyais pas passer une journée entière à avoir les regardes limite assassin de sa chère et tendre femme. Ainsi je m'étais enfin décidée à voir mon meilleur ami. Deux semaines que j'étais déjà à Pensacola et je n'avais jamais eu l'audace de le revoir face à face. Une chose était alors sur, cela ne serait pas la même chose qu'avec internet ou le téléphone, non... Je savais qu'en ce moment même il devait être dans un bar entrain de jouer, il était près de dix-huit heures et sans doute était-il entrain de se préparer à monter sur scène un truc de ce genre. J'arrivais enfin après une vingtaine minutes de marche dans un bar qui s'appelait Black Hat. Poussant la porte, je regarda les alentours avant de trouver la silhouette que je cherchais assis à un piano entrain de jouer quelques notes, je m'approcha alors doucement, puis une fois à sa hauteur j'éclaircis ma voix.
- Ô Roméo ! Roméo ! Pourquoi es-tu Roméo ? Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m’aimer, et je ne serai plus une Capulet.
Je souris par la suite à ma phrase avant de le regarder. Il n'avait pas changer en deux ans, un peu plus vieux c'était tout. Mon regard ancra dans le sien, puis au bout de quelques secondes je me mis à regarder ses mains sur les notes blanches de l'instrument de musique.
- Tu as vu? J'ai bien appris ma leçon. Je pourrais jouer Juliette à la perfection maintenant. |
|  | | Jameson M. Lockwood

Messages: 30 Date d'inscription: 26/08/2009
 | Sujet: Re: Romeo & Juliette again? ft. Jameson Jeu 27 Aoû - 22:47 | |
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Un bip de mon portable, un soupir puis un texto. Je fis l’effort – durant l’espace de 3 secondes – de ne pas regarder l’écran de mon portable. Ce message ne pouvait être que l’un des trois correspondant qui m’appelait tous les jours sans exception. Pas que je m’en plaignais. Après tout, j’essayais de me faire à cette vérité qui m’avait explosé un jour qui remontait à plusieurs mois plus tôt. Pas facile de découvrir que j’étais plus tout seul mais que nous étions quatre Lockwood. Enfin, c’est pas eux le problème… c’est plutôt cette étrange sensation lorsque je suis à leur coté. Ma jumelle… est un brin déjantée. A croire qu’on vient tous les deux d’une autre planète. Après toutes ses années, je n’y croyais plus. Comment aurais je pu avoir une famille ? un destin incroyable. Sérieusement qu’est ce qu’elle avait d’incroyable ma vie ? je bossais dans un piano bar pour gagner ma croute. Je déconnais souvent avec le boss qui m’aimait bien. J’avais pas l’instruction des jeunes arrogants et pompeux clients de la boite mais au moins, j’avais le mérite de toujours être égal à moi-même. Mais qui j’étais dans le fond ? Un gamin qui ne veut pas grandir et qui veut être aimé un peu… et profiter de la vie. Le texto ? J’y regarderais plus tard… surement un rappel d’un membre de la fratrie que je devais à tout prit passer chez… eux. Parce que leur maison n’était pas la mienne même s’ils s’évertuaient à ce que je vienne habiter avec eux.
Comme à chaque fin de journée, c’est à moi d’entrer en scène. Chemise blanche obligatoire. La normale voudrait que je porte une veste et que ma chemise soit dans mon pantalon. Sauf que ça serait me dénaturé. La veste était alors resté au placard et ma chemise pendait par-dessus mon pantalon, me donnant un genre très décontracté. Mes manches retournées sur mes avant bras, je m’approchais du piano avant d’en relever le cache. Je souris légèrement. C’était mon moment préféré de la journée. Pas parce que je jouais – même si ça jouait un rôle important – mais simplement parce que ce piano était une véritable merveille. Grand noir et long, c'est-à-dire pas celui que vous achèteriez dans une brocante. Le son était prodigieux et si la sono n’était pas si mauvaise, j’aurais pu me croire dans une salle de concert. Prenant le temps de m’installer et de régler le micro devant moi, mes doigts frôlèrent les touches monochromes. C’était tout simplement prodigieux le silence qui régna soudain dans la salle à l’instant où les premières notes se firent entendre. Le public me considérait il comme un artiste ? Je n’en savais trop rien. Toujours était il qu’il était magnifique de voir à quel point le public pouvait s’intéresser à vous dès l’instant où un changement intervenait. Je souris aux regards que je croisais. J’étais à ma place dans cette boite et ce soir serait un bon soir. Pas celui où ça castagnerait. Parce que même si ça n’était pas fréquent, j’avais réussi à me prendre une droite la semaine précédente en voulant séparer deux types, pendant que le videur vomissait tripes et boyaux dans les toilettes. Mon premier morceau touchant à sa fin, une voix me fit sortir de mes pensées. Qui ne connaissait pas Roméo et Juliette ? Pour ma part, je n’étais pas le fan incontesté mais dans ma vie, je ne connaissais qu’une seule Juliette qui valait le coup ! Je ne pus m’empêcher de rire en reconnaissant sa voix et cette tirade. Exactement ce qu’il me fallait pour commencer une bonne soirée.
Je mis lentement fin à ce morceau lorsque je croisais ses yeux. A la fois rieurs et malicieux. Une bouffée de bien être m’envahit. Etrangement, entre nous ça devrait être l’inverse et pourtant j’étais bien avec elle. Encore mieux qu’avec ma propre famille même si je commençais à apprécier leur présence. Bien qu’un peu trop parano et surprotectrice. Je me levais alors et m’approcher d’elle avant de la prendre machinalement dans mes bras, soulevant le poids plume qu’elle était. Un vrai mini pouce ma Juliette.
- Tu as répété ton entrée devant ton miroir pendant combien d’heures ? répliquais je en la serrant contre moi.
Je ne l’avais pas revue depuis deux ans. C’était difficile. J’avais rompu, c’était de mon initiative mais ça ne m’empêchais pas de tenir sincèrement à elle. Une vraie boule d’énergie, cette Juliette. Cette rupture était mon idée. Pas que j’avais trouvé quelqu’un d’autre. J’avais pas la tête à ça. Mais elle méritait un type qui prendrait soin d’elle… pas un orphelin, qui ne fait confiance à personne, qui reste volontairement distant et qui refuse de se confier. Je n’étais pas fait pour aimer. D’ailleurs qu’est ce que c’était l’amour ? un concept pour engendrer la succession de l’humanité ? Stupide. Un jour la planète prendrait feu, à quoi bon vivre… puisqu’on finirait tous calciné ou bouffé par les vers, insectes et bestioles plus horribles les unes que les autres. Bref, revenons à nous moutons. M’écartant légèrement d’elle après l’avoir instinctivement embrassé sur le joue, je me décalais pour mieux l’observer.
- Ma p’tite Juliette a grandi ! souris je en lui prenant la main et l’observant de la tête au pied. Tu es juste… magnifique. Te manque plus que la chirurgie esthétique et tu ressembleras presque à une californienne !
Je ne pus m’empêcher d’esquisser ce sourire en coin. Elle comme moi, je savais ce qu’elle pensait de tout ça. Même si on était pas du même milieu, on avait des tas de points commun. Le naturel et la simplicité étaient parmi ceux qui figuraient en haut de cette liste.
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|  | | Eleonor S. Carwell Admin

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 | Sujet: Re: Romeo & Juliette again? ft. Jameson Ven 28 Aoû - 15:04 | |
| Ô Roméo ! Roméo ! Pourquoi es-tu Roméo ? Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m’aimer, et je ne serai plus une Capulet. Quand je déclarais cette phrase, je ne pus m'empêcher de penser au véritable Roméo & Juliette, quelle pièce magnifique qu'avait écrit Shakespeare au XVIIème siècle... Cette amour naissant mais interdit, des familles tyrannique... A chaque fois que je la lisais j'en pleurais tellement je trouvais le dénouement final tragique. Cette mort, du à un réveil programmé que l'élu ne savait pas, ce poison qui ruisselait dans les veines et enfin ce poignard qui arrachait limite le cœur de la dulcinée... Cette scène pouvait très bien se reproduire même en ce siècle, c'était l'amour interdit comme croquer dans le fruit défendu d'Eve et d'Adam. Et en ce moment même, Jameson et moi c'était comme l'amour des Capulets et Montaigus... On n'était certes pas tout les deux pleins aux as, nos familles ne se connaissaient pas, mais il y avait cette barrière... Cette barrière qui nous séparait. Il avait mis fin à notre amour, sans la moindre explication mais voulait me garder pour meilleur ami? J'avais alors souris en disant que bien sûr, ce n'était pas si grave. Un sourire pouvait tout cacher non? Depuis toute petite j'avais réussi à enfouir mes sentiments dans le plus profond de mon être, encore aujourd'hui cela se produit. Rien que de revoir ses cheveux d'une couleur cuivré, ses yeux, tout me rappelait combien on était proche et alors mon estomac jouait avec moi et mes nerfs. Je ne savais pas combien de temps je pourrais sourire en ravalant tout ce que je voulais déclarer. J'étais bien trop butée pour dire franchement ce que je pensais, après tout, c'était lui qui avait pris l'initiative de rompre, ainsi, je n'avais en aucun le droit de semer le doute. J'enviais Juliette, j'aurais voulu moi aussi avoir un poignard pour m'arracher le cœur.
Je ressentis alors ses bras autour de mon corps, et en même temps mon estomac se nouait encore plus qu'auparavant. Etait-ce une bonne idée de le revoir? Sans doute aurais-je du attendre encore que je sois définitivement prête. Si cela ne tenait qu'à moi, présentement j'aurais fondu en larmes en m'accrochant à lui, mais rien. Oh non je ne pouvais pas le rendre mal à l'aise, surtout que des clients commencèrent à arriver, et je ne voulais pas nous donner en spectacle. Roméo et Juliette se jouait sur scène et non dans un petit bar au milieu d'une foule qui se demanderait d'où on était sorti. Bref, je savourais un instant d'être dans ses bras, respirant son parfum qui m'avait tant manqué. Tiens? Il l'avait changé? Faut dire en deux années surement que l'autre flacon était vide... Enfin, on allait pas polémiquer sur quel parfum il portait en ce moment même, quoique c'était limite enivrant tout ça. Je ne voulais plus quitter ses bras, cela m'avait tellement manquer, je ressentais comme une onde de protection autour de moi, comme si je me déconnectais du monde actuel et cela serait beaucoup mieux pour ma petite personne. Je voulais rester à jamais dans ses bras, je fermais les yeux instant mais je fus bien remis sur terre par les quelques paroles que me lançais Jameson.
- Je ne l'ai pas répété. Ca fait deux ans que j'aime particulièrement cette pièce.
C'était vrai qu'il m'avait donné le goût de cette pièce du théâtre à force de l'entendre m'appeler Juliette. Ainsi, quand j'étais rentrée chez moi, dans ma demeure de Los Angeles, j'avais été acheté le livre à la première librairie que j'avais croisé et je l'avais lu attentivement. Comment ne pas tomber amoureuse de cette pièce? Bref, il se demanderait sans doute pourquoi depuis deux ans, mais je m'en moquais, j'étais bien libre de lire quelque chose quand je le souhaitais non? Sa main pris la mienne, je commençais vraiment à me demander s'il ne cherchait pas à me faire craquer. Bientôt mon estomac exploserait j'en étais persuadée vu à quel point il se resserrait de plus en plus.
Grandi est un bien grand mot, je n'ai pris que deux centimètres... Toi par contre tu as grandi et tu n'aurais pas dû je me sens vraiment une naine à tes côtés, tu mesures combien hein?
C'était vrai que depuis la dernière fois on avait particulièrement changé. Je m'en rendais compte au fur et à mesure que je me rappelais de brides de passés, on avait été adolescent et maintenant on commençait à être dans le monde des adultes.
- C'est ça... Je ne veux pas ressembler comme ces filles vulgaires... C'est carrément atroce!
Non mais il ne pensait pas à ce qu'il disait hein? Je me trouvais très bien comme j'étais, hors de question que je devienne une bimbo comme était ma mère... Magnifique? Il ne fallait pas exagérer non plus, en tout cas lui il adorait jouer avec mes nerfs. |
|  | | Jameson M. Lockwood

Messages: 30 Date d'inscription: 26/08/2009
 | Sujet: Re: Romeo & Juliette again? ft. Jameson Dim 30 Aoû - 15:38 | |
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Elle était bien la seule qui aurait osé m’aborder avec une telle tirade. N’importe qui dans la salle n’aurait rien comprit à ce qui se passait, en nous observant. Je n’étais pas de nature à faire parler de ma vie personnelle. D’ailleurs, même si j’avais passé toute ma vie dans cette ville et qu’on avait forcément entendu parler de moi par mes excentricités ou mes bêtises que j’avais pu faire à l’adolescence, on m’appréciait pour ce que j’étais. Un enfant de l’assistance qui avait relativement bien tourné. Car il fallait le reconnaître, la plupart tournait mal. Certains d’entre eux finissait derrière les barreaux. Ça m’étais arrivé le temps d’une nuit, à l’époque où je côtoyais les inspecteurs pour mes bêtises. Je me souvins même e l’un d’entre eux qui s’était prit d’affection pour moi. Combien de fois m’avait il répété que j’étais un bon gosse malgré mes conneries. D’accord, j’avais la tête sur les épaules. Je savais à peu près ce que je voulais mais en même temps, j’étais juste craintif de ce que la vie pouvait me réserver.
Face à elle, j’avais l’impression de faire un bond de deux ans en arrière. Je n’étais alors que ce gosse qui venait de découvrir que je n’aurais quelques années à vivre. Ça bien sur, je ne lui en piperais mot. Personne n’avait à savoir. Pas même ma famille. Quand j’y pensais, ça me rendait toujours mal à l’aise. Je les appréciais. Ils voulaient réellement qu’on soit réunit. Mais en même temps, je ne pouvais leur révélé que je ne ferais partit de leur vie que durant quelques années. Quand à elle, je l’avais laissé croire que c’était parce que je m’étais lassé de notre histoire. Qu’elle n’était qu’une passade. Mais n’étais je pas en train de me mentir en lui disant ça ? Elle était ma p’tite Juliette. C’était à moi de prendre soin d’elle et j’étais persuadé qu’elle aurait une vie meilleure sans moi dans sa vie. Elle m’oublierait et passerait à autre chose. C’était ce qu’il fallait de toute façon. La gardant dans mes bras un instant, je me doutais que j’aurais du garder mes distances. Aussi bien pour elle que pour moi. Ça ne rendrait notre lien que plus compliqué. Je tenais à elle mais pour son bien, je me devais de rester en arrière. Et puis venait me troubler le parfum de sa peau, la douceur de ses gestes, ses soupirs de bien être, la mélodie si enfantine de ses rires et la magnificence de ses sourires. En deux ans, je m’étais efforcé de repoussé tout ça. D’essayer de ne plus penser à elle. Je me l’étais ordonné mais maintenant qu’elle était là, c’était le retour du boomerang. La souffrance de ce mensonge qui venait me détruire. Comment pouvais je être si troublé 2 ans après notre rupture ?
Me détachant d’elle, je pris note de sa remarque. Deux ans qu’elle aimait cette pièce. Coïncidence ou avais je un rapport avec ça ? C’est vrai que je l’avais toujours appelé ainsi. On se posait bien évidemment des questions via son surnom et notre relation. De plus certaines personnes osait pousser la comparaison à l’œuvre de Shakespeare. Pour ma part, ça n’avait été que l’œuvre de notre rencontre. Je n’avais rien prémédité. Comme tout ce qui c’en est suivit.
- Je ne l'ai pas répété. Ca fait deux ans que j'aime particulièrement cette pièce. - Comme quoi, je suis vraiment un être hors du commun. Inoubliable ! souris je en la taquinant. Elle était ma meilleur amie. Celle qui avait les moyen de me comprendre mieux que personne. Et dire qu’on était sortit ensemble et qu’il existait toujours une sensation étrange. Tout était il réellement terminé entre nous ?
Deux ans sans ses petites querelles m’avaient manqué. Elle réagissait toujours au quart de tour. Elle n’hésitait pas à dire tout ce qu’elle pensait. C’était surement pour ça que je l’appréciais autant. Elle ne se cachait pas, elle vivait. Et dieu que c’était bon de découvrir une personne franche, sincère et honnête. Sa présence me faisait toujours du bien. Deux années s’étaient écoulées mais en vérité, c’était comme si ça n’avait pas exister. Notre lien n’en était que plus fort. Je lui souris et me permit quelques petites remarque sur sa taille et le fait qu’elle se soit embellit. Elle ne tarda pas à me répondre et je ne cachais pas mon rire.
- Grandi est un bien grand mot, je n'ai pris que deux centimètres... Toi par contre tu as grandi et tu n'aurais pas dû je me sens vraiment une naine à tes côtés, tu mesures combien hein? - Naine ? Faut pas exagérer… je dirais plutôt que dans mes bras, tu seras la petite chose la plus mignonne, adorable et protégé qu’il existe. Ne me dis pas que tu n’aimes pas la sensation qu’un mec t’apporte tout ça à la fois ! lui souris je tendrement.
Cette fille savait se faire aimer. Enfin, j’étais peut être aussi le seul qui ne la regardait pas de travers ou qui lorgnait sur sa fortune. Après tout, bien des personnes savait d’où elle venait. Par là je voulais dire, ses origines était révélées depuis longtemps. Elle n’avait pas que des amis à cause de ça. Et pour ma part, je n’avais jamais prêté attention du monde où elle venait. Elle avait de l’argent et alors ? ça devait faire de moi un rapace qui gardait un œil sur sa richesse ? je n’étais pas proche d’elle pour ça. Bien d’autres choses nous rapprochait. Et puis, sa famille était assez bizarre. Dans tout ça, elle était juste normale. J’en savais quelque chose. D’ailleurs je me rappelle qu’un jour on avait parlé d’échangé nos vies, en rigolant. Et puis tout s’était enchainé, son départ pour la Californie avant de revenir quelques jours plus tard où j’avais mit fin à notre histoire. Ce jour, j’avais sur que je la brisais, mais sans le savoir c’était pour son bien. Mieux valait qu’elle ne s’attache pas trop à moi. Car allez savoir combien de temps je vivrais encore.
Je me moquais alors gentiment de ces californiennes qui n’avait plus rien de naturelle, une fois êtres passé chez le chirurgien addict au collagène. Pour sur, elle avait horreur de ça et c’était l’unique raison pour laquelle, je la taquinais avec ça. Elle était cent fois mieux que toutes ses filles car elle respirait la simplicité et le naturel. Je souris machinalement à sa remarque. Elle n’avait pas changé d’un pouce.
- Ma Juliette m’a manqué. répondis je simplement. Juste pour ses bribes de conversation. Parce que dans le fond, elle était tout ce que j’adorais. Simple, sincère, adorable et pourtant je devais la garder loin de moi. Voudrait elle des explications, sur la raison qui ma poussé à rompre ? Surement, mais je ne pourrais lui dire. Remuer ses souvenirs douloureux ne mènerait à rien. Je fis machinalement courir mon index sur le bout de son nez.
- Toujours en guère contre Monsieur Collagène et Monsieur Botox hein ?! rajoutais je en secouant la tête. C’était si bon ce genre de discussion que j’en avais presque oublié combien ça pouvait être hilarant et décontractant. Parce que même si on était bien différent, on avait des tas de points commun. Tout ce que j’espérais c’était qu’elle ne découvre pas la vérité du pourquoi je prenais soin à la garder loin de moi.
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|  | | Eleonor S. Carwell Admin

Messages: 191 Date d'inscription: 22/08/2009 Age: 19
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 | Sujet: Re: Romeo & Juliette again? ft. Jameson Dim 30 Aoû - 21:28 | |
| Pourquoi était-ce si dur? Je pourrais faire comme si de rien ne c'était passé entre nous, comme lui le faisait si bien, mais non... Mon cœur se serrait, ainsi que mon estomac et si j'avais mangé quelque chose auparavant rien ne serait resté dans mon petit ventre. J'aurais voulu tout de suite, me blottir contre lui à l'infini,retrouver la saveur de ses lèvres et passer ma main dans ses cheveux comme j'avais eu l'habitude de faire. Sauf, que maintenant tout ses gestes se paralysaient à la moindre pensée, j'étais comme coincée dans une pièce où tout les sentiments se promenaient et vous frappaient en plein cœur. C'était loin d'être agréable, et finalement je me demandais si cela n'était pas mieux de faire demi-tour en prétextant que j'avais oublié un rendez-vous ou quelque chose de ce genre. L'option de fuite était alors le moyen que j'envisageais, mais mes jambes ne voulaient pas se mettre en mouvement, je restais fixe, mes yeux ne voulant pas se décrocher de son regard. Quel était ce sentiment qui me tiraillait dans mon âme? Tristesse? Amour? Un mélange des deux serait plus compréhensible. On avait aucun secret pour l'autre, nos regards nous trahissait automatiquement. Nous n'avions vécu que quelques semaines ensemble comme un couple et pourtant on se connaissait presque par cœur, on disait nos pensées rien que par un simple regard, et parfois cela était tout simplement effrayant. Pourtant il y avait tant de choses sur moi qu'il ne connaissait pas, que savait-il au juste? Que j'étais juste une jeune fille qui claquait des doigts pour que l'argent arrive? Sans doute. Après tout, on ne connaissait pas réellement une personne.
Je me disais tant bien que mal qu'il n'y aurait plus rien, mais quand je sentais ses bras autour de mon corps, ou alors de ses yeux qui me regardait profondément je ne pus m'empêcher de ressentir un léger malaise. Je ne pouvais plus supporter cette sensation, il fallait que cela cesse, il fallait qu'il arrête d'être aussi tendre alors qu'il ne pensait plus à nous deux. Non, je ne voulais pas souffrir en le voyant, je ne pouvais plus rire comme si de rien n'était. J'aurais pu tout oublier pendant deux ans si je ne m'étais pas accroché à un amour impossible par la pièce de William Shakespeare, Roméo & Juliette. Je me disais ainsi qu'on se retrouverait, même après la mort, je vivais dans un rêve qui ne prendrait jamais vie, tout simplement car Jameson, était sans doute passé à autre chose, et comme il me l'avait dit il y a deux années, je n'avais été qu'une passade. Une fille normale aurait alors coupé ton contact mais moi non, c'était l'unique amour que j'avais eu, et je croyais qu'il allait revenir et que tout finirait bien comme dans les contes de fées ou alors, est ce que cela finirait mal comme avec les Capulets et les Montaigus? Car à nous deux on en faisait une nouvelle histoire.
- Tu peux être rapidement remplaçable tu sais.
Il y avait toujours eu cette taquinerie entre nous, mais moi je ne la ressentais pas comme avant. J'essayais de faire bonne figure, ainsi je souriais de toutes mes dents blanches comme si de rien n'était. C'était facile, je ne montrais pas facilement mes sentiments. Je me disais au fond de moi qu'il fallait que je tienne, que par la suite je rentrerais chez moi, le pire qu'il pourrait se passer c'est que l'on passe la soirée ensemble, et je ferais tout pour ne pas que cela se produise. Jaden aurait bien besoin de moi au camping à un moment donné, ainsi je pourrais m'éclipser sans problème. Il avait de la facilité à faire comme si rien ne c'était passé auparavant entre nous deux, et je commençais à croire qu'en effet, je n'avais été qu'une passade, j'aurais pu le gifler lui dire que c'était vraiment un crétin, mais rien. Sans doute car je tenais trop à lui sauf que quand je le sentais aussi détendu, j'avais une terrible envie de pleurer.
A croire qu'il voulait vraiment que je pleure! Je ne répondis rien à ses paroles. Avec combien d'hommes j'avais eu une relation depuis cette rupture? Aucun, car comme je le pensais je m'accrochais à un espoir qui s'effaçait petit à petit. Ma mère avait tout fait pour me caser avec un homme célèbre voir qu'il avait trente ans, pété de tunes, comme je le disais si bien à présent, je trouvais cela limite écœurant. Combien de fois n'avais pas réciter les paroles de Roméo et Juliette: J’ai le manteaux de la nuit pour me dérober à leurs yeux, mais si tu ne m’aime pas laisse les me trouver ici. Mieux vaut perdre la vie par leur haine que d’attendre la mort sans être aimé de toi. En regardant le ciel étoilé par ma fenêtre. Je connaissais chaque réplique à présent sur le bout des doigts tellement je les avais lu et relu.
- Roméo m'a manqué aussi. Fis-je avec un demi-sourire.
J'aurais pu très bien déclaré terriblement manqué, mais je ne voulais en aucun cas mettre un malaise entre nous deux alors que je me sentais de moins en moins à l'aise. Je fus soulagé que l'on ne parle plus de nos retrouvailles, mais la conversation ne me plaisait pas pour autant. J'étais sans doute l'unique californienne qui n'avait pas recours à la chirurgie esthétique et cela me convenait très bien. C'était une véritable boucherie ce genre de chose!
- Evidemment. Le modèle qui me sert de mère suffit pour dégouter les gens! Beurk!
Je fis une légère grimace, avant de poser mon regard sur le piano où il jouait quelques minutes auparavant.
- Toujours addict de la musique à ce que je vois. |
|  | | Jameson M. Lockwood

Messages: 30 Date d'inscription: 26/08/2009
 | Sujet: Re: Romeo & Juliette again? ft. Jameson Lun 31 Aoû - 18:18 | |
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- Tu peux être rapidement remplaçable tu sais.
Mais Bon Dieu, pourquoi voudrait elle me remplacer ? J’étais un type super. Enfin, si vous regarder du bon coté. J’ai une vie saine. J’ai un appart, un boulot, une passion et une meilleure amie. Ah et j’oubliais, j’ai une famille. Bon ok, elle ne rentre pas tout à fait dans la ‘normalité’ mais ça reste ma famille. Oui oui, je sais, je la connais à peine. Et alors ? quand on naît, on connait pas ses parents à ce que je sache ! Bref, malgré mon existence j’avais une vie à peu près banale et normale. Je pensais être un bon ami. Enfin, si on peut dire ça. J’avais rompu du jour au lendemain, sans lui donner d’explication. J’étais la raison de sa souffrance et là face à moi, je n’hésitais pas à la prendre dans mes bras. C’était excessif hein ?! J’allais trop loin et forcément je me brûlerais. Car qu’en était il de notre relation ? Certes, je voulais préserver notre amitié. Et pour ça, je m’y prenais à l’envers. Car que subsistait il encore entre nous ? Je me sentais toujours aussi proche d’elle. Etrangement poussé vers cette petite brune pétillante mais en même temps, me tenir éloigné d’elle était primordial. J’allais lui faire encore plus de mal que j’en avais déjà produit. Ainsi, je serais toujours à couteau tiré vis-à-vis d’elle. Torturé à l’idée de la rendre heureuse et en même temps tiraillé de devoir prendre sur moi, car ce bonheur ne pouvait être qu’éphémère. Cette fille méritait un mec bien. Protecteur, attentionné, rassurant. Pas comme moi, en somme. En y songeant, on avait peut être quelques points communs avec Roméo et Juliette. Cette idée me tira un sourire intérieur. Elle aimait cette histoire depuis deux ans. Devais je en conclure que j’avais joué un rôle là dedans ?
- Me remplacer, pour quoi faire ? on ne remplace pas un être inoubliable… on vit d’autres choses à la place.
Peut être était-on en train de se taquiner au début, mais très vite j’avais changé d’humeur. Comme ça m’arrivais très souvent ses derniers temps. Ça n’était pas volontaire. Ça arrivait par moment. Bien sur ça s’expliquait. Comme mes moments de colères ou même mes crises de rire soudaines ou encore autre petit détails gênant, lorsque je me mettais à balbutier. Bien des choses que je ne pouvais contrôler, car c’était autre chose qui me contrôlait. Une maladie. Une vraie poisse. Une chose qu’on imaginait pas arriver à un être aussi jeune. J’avais vingt ans et j’allais mourir. Mourir parce qu’on ne peut plus rien pour moi et que même un traitement viendrait à bout de mon organisme. Ainsi, chaque matin où je me réveillais je le vivais à fond. Parce que ma maladie n’était qu’une tumeur inopérable qui me bouffait le cerveau et mon organisme, un peu plus à chaque minute. Ça personne n’avait à le savoir. La pitié des gens, je ne souhaitais pas la lire dans leurs yeux. Tout ce que je souhaitais, c’était qu’il garde l’image d’un garçon vivant dans leur esprit. Pas celui du malade qui va bientôt finir six pieds sous terre. Et surtout, je ne voulais pas qu’elle me vois de cette façon. Pas comme un malade.
Deux années loin d’elle avait ressemblé à une traversée du désert. Je me montrais toujours joyeux, de bonne humeur mais le cœur n’y était pas toujours. Parce qu’elle n’était pas là pour rire à mes blagues stupides, parce que nos conversations me manquaient, parce que seul le silence alimentait nos rares échanges téléphoniques. Il y avait tant de choses que j’aurais voulu lui dire. Et maintenant qu’elle était en face de moi, toutes mes résolutions s’envolaient. Serais je un jour assez fort pour lui avouer ce que j’ai sur le cœur ? pour lui dire à quel point je tiens à elle ? Je ne crois pas. La raison qui me pousser à penser ça, est très simple. D’ici quelques temps, je ne pourrais plus faire partie de sa vie. Ainsi vaut bien qu’elle garde l’image du bon ami que je puisse être. Son demi sourire aux lèvres me ravit, ainsi que ça façon d’ajouter cette petite phrase. Des mots qui avaient l’air de rien. Je le savais mais dans le fond à qui s’adressait elle ? à Roméo ou à moi ? Je me moquais bien de savoir à qui en fait, puisque c’était à moi qu’elle le disait. Par ce fait j’étais l’unique personne à qui elle pensait en disant ça. Je me contentais alors de river mes yeux aux siens et de soutenir son regard. En ces moments là, les mots étaient parfois inutiles. On était en présence l’un de l’autre et c’était tout ce qui comptait. Pourquoi dire des mots qui nous ferait du mal au final ?
Un autre sujet vint alors s’installer et j’avoue que c’était un bon sujet pour la taquiner car j’étais bien placé pour savoir ce qu’elle pensait de tout ça. Et ça ne pouvait que m’amuser de voir cette réaction chez elle.
- Evidemment. Le modèle qui me sert de mère suffit pour dégouter les gens! Beurk! - Heureusement pour toi… que la nature t’as bien gâté coté beauté. Ça serait du gâchis de voir un scalpel venir défigurer tout ça… finis je avec un demi sourire. J’allais me planter. Me frapper contre un mur et finir par la voir me claquer une porte au nez ! Mais à quoi je pensais, bon sang ?! Je secouais machinalement la tête et détournais les yeux. C’était surement pas le moment d’enchainer les compliments.
Elle poursuivit alors sur un autre sujet, plus neutre. Au moins l’un de nous deux avait les deux pieds sur terre. Enfin, j’étais quand même un peu à l’ouest, et il me fallut plusieurs secondes pour me rappeler ses propos. Rappelez moi de cesser de la regarder, ça m’évitera de perdre le fil de la conversation. Si au moins, elle était moins troublante ça m’aiderait !
- Toujours addict de la musique à ce que je vois. - Entre autres… marmonnais je, après un instant de réflexion. Vaut mieux être accroc à ça… qu’à certaines substances néfastes, tu crois pas ?
Bien sur que j’y avais gouté. A l’époque j’étais qu’un môme qui accumulait les conneries. Pour ma part, un flic s’était intéressé à moi et m’avait prit sous son aile. D’ailleurs si mon dossier était vierge, j’aurais pu devenir l’un d’entre eux. Vous imaginez ça, Jameson Lockwood, flic de Pensacola ?! on aurait décidément tout vu ! Mais non, la musique me correspondait mieux. C’était mon élément. Sans ça, ma vie serait morne et peut être aurais je abandonné tout espoir. Je préférais embrassé une carrière musicale. Et avec le temps qu’il me restait à vivre, il y avait peu de chance pour que ça marche. Mais j’aimais croire que j’avais une bonne étoile. Et que finalement, un jour prochain un producteur m’entendra et s’intéressera à moi. Après tout, j’avais encore bien le droit de rêver même si la vie m’avait déjà ôter bien des illusions.
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|  | | Eleonor S. Carwell Admin

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 | Sujet: Re: Romeo & Juliette again? ft. Jameson Lun 31 Aoû - 21:47 | |
| J'avais dit cette phrase sans réellement la penser... Bien sur qu'il était irremplaçable, je le voulais à jamais à mes côtés, mais cela ne serait pas possible. Qu'est ce que j'avais fait pour être enlever de cette chaleur corporelle qui me rassurait tant? De ce visage rassurant et de ses sourires angéliques? Je me demandais pourquoi une telle punition, pourquoi me priver de cet être qui était tout pour ma petite personne. Je le voulais là, à l'instant avec moi, près de moi, à jamais. A notre rupture, j'aurais du faire comme Juliette, me poignarder, m'arracher ce cœur qui me faisait tant souffrir. Après tout, sans Jameson, je n'étais strictement rien. Il y avait-il un jour où je n'avais pas pensé à lui? Non bien sur que non, mes pensées et même mes rêves n'étaient que fait pour me rendre complètement folle. Dans ces plus vastes nuages je ressentais la chaleur de ses bras entourant mon corps, ses baisers acidulés me disant combien il tenait à moi. Tout cela, je ne les vivais qu'à présent dans de parfaites illusions, je pouvais très bien y penser mais plus jamais, jamais je ne les vivrais en temps réelles. C'était fini, tout simplement, je refermerais alors le tiroir des souvenirs à jamais. Il faudrait bien que j'arrive à m'y faire, que j'oublie tout ça définitivement pour recommencer à vivre normalement. Lui, il avait bien réussi non? Il montrait bien que je ne restais bien que la meilleure amie. Pourtant, je savais bien que le jour où je le verrais avec une autre fille, je prendrais ce couteau pour m'arracher le cœur, tellement je souffrirais. Mes larmes alors ne viendrait qu'accompagner la rosée du matin, et j'irais, je m'en irais en même temps que les gouttelettes d'eau se dissipèrent. L'amour peut-il être définitivement clos? Que l'on oublie à jamais? Ou alors reste-t-il dans un tiroir, dans une petite boite en bois et qu'il attende que l'on rouvre?
- Oui, sans doute.
Je ne rajoutais alors rien d'autre, à quoi bon dire une tirade? Sérieusement je n'en voyais pas l'intérêt, il croyait donc que c'était si facile? Je voulais oublier tout le passé, prendre ma gomme magique et effacer tout ce qui était noté dans mon bloc note des souvenirs sur nos anciens sentiments. Ainsi sans doute, ne souffrirais-je plus. Je ne pouvais plus le regarder plusieurs minutes dans les yeux, je pourrais très bien déraper à tout moment. Qu'en était-il de l'amour que l'on portait à l'égard d'une personne? Elle pouvait nous contrôler sans que l'on aperçoive, nous faire chavirer, et surtout, nous faire couler. Je voulais ressentir cette peau contre la mienne, cela devenait de plus en plus obsessionnel. Non, je ne pouvais pas lui faire ça, je ne voulais pas que l'on souffre tout les deux, autant rester seule dans cette souffrance qui m'inspirait dans un tourbillon infini. Ce tourbillon c'était accentué depuis quelques jours quand un crétin de musicien m'avait fait souffrir en me rappelant ce cœur brisé qui me hantait. Je ne pouvais plus rester face à ce mur, je devais faire demi-tour et reprendre ma route.
Pourquoi dont le vrai Roméo n'existait pas? Tout aurait été nettement plus simple. Cet homme de bravoure qui combattait tout ainsi que son exil pour retrouver sa bien aimée même si elle était dans une mort incertaine. Tout cela pour une preuve d'amour, moi c'est ce que je souhaitais, quelqu'un qui soit là à mes côtés quoi qu'il se passe, hors je ne connaissais plus ce sentiment. Tout ce que je connaissais c'était les mots: souffrance, larmes, colère. Cela ne faisait pas un bon mélange loin de là, quand est ce que je connaitrais de nouveau les mots: amour, tendresse? Sans doute pas avant plusieurs années. Malgré que le sujet avait dérivé sur quelque chose qui aurait du me faire sourire et même rire, les compliments qui n'arrêtaient pas de s'entrechoquer eurent raison de moi. J'avalais difficilement ma salive, ma gorge se resserrant, je crus que j'allais faillir, pleurer de toutes mes larmes en le suppliant d'arrêter de me faire souffrir comme ça. Mais non, aucune goutte d'eau ne vinrent apparaître au coin de mes yeux, je restais à le regarder, puis à force je repris la parole après un moment sans avoir dit un mot.
- Arrête... S'il te plait arrête.
Je ne le regardais plus, me concentrant sur un élément quelconque de la pièce, essayant de contrôler tout le flot de sentiments que je sentais venir d'un coup dans mon corps. Je ne pouvais plus, plus tenir en écoutant ces compliments. Je ne savais plus ce qu'il voulait, amis? Mais est-ce que des amis faisait ce genre de remarques dire à chaque fois que l'on était magnifique, mignonne? Non je ne pensais pas.
- Je ne te comprends pas, tu romps et après tu n'arrêtes pas avec tes compliments. Arrête de jouer, ça commence sérieusement à m'énerver.
J'avais enfin dit ce que je pensais, mon regard c'était fait alors plus foncé. Je ne voulais pas qu'il continue à m'enfoncer des couteaux en plein cœur, cela faisait terriblement mal. A ce moment là je me disais qu'il aurait mieux valu que je quitte les lieux, que je retourne auprès de mon cousin, mais non, je me décidais tant bien que mal de rester malgré que plus les minutes passaient, moins le cœur y était.
- Oui c'est peut-être une solution, de toute façon, tout le monde décide de devenir accroc à quelque chose à un moment donné non? On ne pourra jamais rien faire à ça.
Accroc à la musique était certes plus bénéfiques, mais certains musiciens se lançaient par la suite dans la drogue et l'alcool, j'en avais un bel exemple dans le camping ou je travaillais, enfin où j'aidais mon cousin. Alors qui me dit qu'un jour, il ne deviendra pas comme cela? Après tout, le moyen de résister à la tentation est d'y succomber. |
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